Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 22:30
Ai remarqué ces temps-ci que j'ai du mal à me définir. Enfin, ça me semble pas trop grave et je pense que ça touche pas mal de gens, donc ça ne me tracasse pas. Je m'explique.

J'aurais extrêmement de mal, par exemple, à me décrire à quelqu'un qui ne m'aurait jamais rencontré. (d'ailleurs c'est très très difficile de décrire une personne à une tierce qui ne la connait pas, en quelques mots (ça ne marche que dans les livres, en fait)). Mais même de moi à moi, j'ai du mal à me définir.

J'ai du mal à trouver spontanément des adjectifs qui pourraient me décrire. Il y a toujours des nuances. Par exemple, "je suis émotive": il y a tellement de façons d'être émotive! Moi, je m'émeus pendant les films et je n'arrive pas à dormir après un polar, mais je ne me sens pas trop affectée si j'ai une mauvaise note ou si quelqu'un me cherche des puces (dans ces cas là je m'en vais). Mais d'autres émotifs enverront chier l'imprudent en question en le maudissant sur plusieurs générations.
Jusqu'au collège environ je me considérais comme une fille plutôt sage et calme, très absorbée par les bouquins, un peu dans son monde, alors que maintenant je me vois aussi comme quelqu'une qui peut être enjouée et pleine de vitalité et qui fait même du break (et qui est toujours un peu dans son monde, parfois, souvent ^^). Je crois que l'entrée au lycée a coïncidé avec une nouvelle phase d'autoconstruction, je me suis cherchée d'autres limites et je me suis découverte autrement.
Maintenant je regarde moins l'image que j'ai de moi, et il me semble que je ne cherche ni à rentrer dans des cases ni à les éviter. Maintenant, je me sens un peu trop complexe pour pouvoir me résumer... Pas de présomption de ma part, je trouve que c'est le cas de chaque personne. Mais c'est comme s'il y avait une part de moi qui pourra toujours réagir de façon de réagir imprévue, et ça j'aime bien.

J'ai du mal à cerner des grands traits, mais il  y a quand même des choses que j'arrive à saisir. Notamment sur mes goûts et mes humeurs/sensations du moment. Par exemple, j'aime le chocolat. Et cette musique. Là je me sens stressée. Aujourd'hui j'ai envie de sourire à tout le monde.
Et j'aime bien avoir ces fugaces perceptions de mon moi qui n'est pas qu'intellect, parce que ça me garde en lien avec l'extérieur et que ça me laisse des occasions pour des plaisirs cueillis au passage.
Donc, la seule chose de moi dont je suis "sûre", c'est le présent. Les adjectifs qui ne changent pas avec mon humeur sont presque étriqués, en un sens.

Donc, je dirais que moi n'est pas une chose unique et immuable. Moi est une forme changeante et vivante et qui ne veut pas se fixer.
Moi possède un background de souvenirs et d'expériences emmagasinées, qui lui permet de voir quelle route il a tracé jusqu'ici.
Moi est entourée de gens avec lesquels moi est en contact, qui la font sentir comme un mouton en sécurité dans son troupeau (c'est très positif comme image pour moi) et qui la font avancer.
Moi est un intellect capable de se perdre dans des méandres de réflexion abstraite (même si ça ne m'arrive pas forcément très souvent, diront certains ^^).
Moi est peut-être quelque chose d'impalpable et d'éthéré qui survivra à son enveloppe charnelle, mais personne ne saura jamais si c'est le cas (même pas moi...).
Moi est un corps, un fourmillement de sensations, un entrelacs de sens projetés en tous sens, qui font de moi un être vivant et d'inscrit dans le monde.
Moi est un regard, regard de moi sur moi, regard des autres sur moi (que moi ne verra jamais), regard que moi pense que les autres ont de moi, regard de moi sur les autres, regard de moi vers le ciel.
Moi est un être sensible traversé d'émotions, qui font le lien entre le moi extérieur et le moi intérieur.


Moi est décidément un sacré bordel...





Et moi est vachement égocentrique pour écrire un article uniquement sur moi.
Par Dju - Publié dans : Deep Blue
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 18:54

Je sais pas si vous avez remarqué, mais la plupart des gens sont assez effrayés quand on leur dévoile quelque chose de plutôt intime sur soi. Même pas grand chose, mais ils peuvent se sentir gênés, comme si on exhibait un truc inconvenant qui devrait rester caché. Au final c'est dur et c'est très long de créer des liens du coup, vu qu'on en peut pas "s'ouvrir" sans faire peur. Par contre, quand l'autre est prêt à entendre et veut se rapprocher, se dévoiler c'est rapprocher son âme.

 

J'ai remarqué que j'ai absolument besoin d'éprouver des contacts vrais et francs avec les gens. J'aime rencontrer de nouveaux gens et apprendre à les découvrir, mais d'une certaine façon c'est assez fatigant: quand je ne connais pas la personne, j'ai l'impression d'être constamment en train de me "présenter", puisque l'autre ne connait rien de ma façon de penser ou de mes réactions. Je suis curieuse des autres, et aussi j'aime leur faire connaitre qui je suis. Mais je crois que des fois je suis aussi un peu rentre-dedans, à vouloir passer du temps avec des gens que je connais à peine et que ça déconcerte un peu, cette fille bizarre qui veut absolument leur faire goûter ses spaghetti bolognaise.

 

Quand on leur montre des parties très sensibles de soi, les gens peuvent donc être effrayés. Est-ce que c'est dû à un formatage de la société, où tout le monde doit être sans faille et pouvoir gérer ses soucis tout seul? Ou est-ce que c'est quelque chose de plus profond, une sorte de lien qui s'établit et qui implique une certaine "responsabilité" de chaque côté? En fait une fois qu'on sait quelque chose de très intime sur quelqu'un, on ne peut pas revenir en arrière et ignorer, on ne peut plus faire comme si on ne connaissait pas du tout cette personne; donc quelque part un pont est jeté. Après, vouloir aller sur le pont ou pas, c'est une autre histoire.


foetus_cheval_tim_flach.jpg
Par Dju - Publié dans : Deep Blue
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 16:36
Si vous deviez avoir un Pokémon, lequel vous choisiriez?

Moi jepenche vers un Galopa je pense, parce que ce serait génial de pouvoir se déplacer à cheval et de pouvoir le ranger dans une pokéball quand on est à l'étroit ^^ J'avais même pensé à un pokémon cheval qui serait de type plante, comme ça elle ne craindrait pas la pluie... On peut toujours rêver!

galopa.gif
Par Dju - Publié dans : Funky Bloups
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 21:15
Bon, ok, je suis pas sûre à 100% que ce soit le pluriel exact, ça fait peu bissextile à l'oreille, mais ça sonne relativement bien tout de même.

Bref, l'interrogation est la suivante: nous, les humains zindividus, sommes-nous causaux?
La question vient d'un curieux mélange entre mes révisions de maths (où l'on parle d'opérateurs représentant des systèmes et autres joyeusetés), d'un article entamé sur le dernier Science et Vie (où l'on parle du temps comme paramètre mesurable (ou pas) en physique et comme perception individuelle) et d'une sorte de réflexion de fond sur le choix personnel.

De mon cours de maths, j'ai retenu qu'un système causal est un système dont la réponse dépend uniquement de ce qu'il y avant (les entrées, notamment). Ca ne choque pas trop au niveau intellectuel, l'enchainement cause-conséquence on maitrise à peu près (les lendemains de cuite sont une autre histoire). Un exemple de système non causal est, par exemple, un système bouclé sur sa sortie: son comportement va dépendre des entrées mais aussi de sa réponse à ces entrées. Déjà pour moi c'est plus complexe ("mais ça doit bien commencer quelque part, non???"), mais comme pour l'instant j'ai vu ça de loin dans des simulations de graveur cd sur Matlab/Simulink, ça ne m'affecte pas plus que ça. Disons que ça me laisse de la marge pour encore plein de révélations intellectuelles futures dans le domaine.
L'article dans Science et Vie abordait les différents "aspects" du temps: quantité mesurable pour établir comment faire un oeuf dur, illusion sans existence concrète au niveau quantique, phénomène que chaque individu perçoit de façon subjective (les cours d'allemand qui sont interminaaaables alors que les week-ends en amoureux passent atrocement vite). Je l'ai pas lu en entier, mais j'y retournerai.

Donc, me suis-je demandée, l'oeil hagard, durant mon TD de VNL (Viscoélasticité Non Linéaire, pour les néophytes): les humains sont-ils causaux? Est-ce que nos agissements ne sont conditionnés que par ce que nous avons vécu antérieurement? Ou est-ce que nous prenons nos décisions aussi en fonction des conséquences qu'elles pourraient avoir, c'est-à-dire en prenant en compte notre propre hypothétique réponse à des sollicitations "futures"? A priori oui, on est assez mentalisés pour envisager immédiatement les conséquences de nos actions (avec une certaine incertitude, mais enfin bon), c'est même le principal critère de décision je dirais; mais cette "connaissance" des conséquences serait-elle possible sans nos expériences passées? On extrapole forcément de ce qu'on a vécu.
Donc, causaux ou pas?

(en tous cas c'est assez rigolo à utiliser comme mot, "causaux" ^^)
Par Dju - Publié dans : L'activité édifiante du jour
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 23:43
On pourrait dire que c'est pour la nouvelle année, mais plus honnêtement mon ancien hébergeur de blog (je sais pas si hébergeur est le terme exact mais jme comprends hein) me faisait un peu ch***. Et en plus ya déjà plein de gens sympas ici ^^

Donc voilà, nouvelle adresse! On va voir ce que ça donne =)

strawberry-splash-fruits-nourriture.jpg

J'ai recopié ici certains articles de mon ancienne adresse que je ne voulais pas abandonner, hop, ça fait comme des archives ^^
Par Dju - Publié dans : L'activité édifiante du jour
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